Les Microstations

Les microstations sont les plus compactes des filières d’assainissement autonome. Il en existe des modèles en béton ou en plastique et elles sont adaptées à quasiment tous les types de sol (voir les conditions de pose auprès du fabricant).

Il existe plusieurs familles de microstation avec chacune leur spécificité de fonctionnement :

Les « Culture fixée » :

On parle de culture fixée, lorsque les bactéries qui servent à l’épuration de l’eau sont « fixées » sur un support spécifique.

L’installation se compose d’une cuve divisée en 3 parties (dans la plupart des cas) : le bassin de décantation, le réacteur biologique et le clarificateur.

Le bassin de décantation fait office de fosse toutes eaux, de bassin de stockage, il est là pour séparer les plus grosses particules des eaux usées, retenir les matières. On assiste, comme dans une fosse classique à la formation de boues en fond de cuve et d’un chapeau flottant en surface.

Ce compartiment est à vidanger périodiquement : lorsqu’il est à 30% plein de boues.

L’eau passe ensuite dans le réacteur biologique pour y être traitée. Dans ce compartiment se trouvent des matériaux (boules plastiques, tubes, filets…) propres à chaque fabricant, qui servent de support de fixation aux bactéries qui vont se développer dans cette partie de la microstation (d’où le terme de « culture fixée »). Le réacteur est aéré à l’aide d’un surpresseur pour permettre aux bactéries de dépolluer l’eau le plus efficacement possible.

Une fois l’eau dépolluée, elle passe dans le dernier bassin, le « clarificateur » qui permet une dernière décantation et ainsi d’avoir l’eau la plus claire possible en sortie de filière.

Le plus souvent, un système de recirculation des boues permet d’aspirer les dépôts en fond de clarificateur pour les renvoyer dans le premier bassin de décantation.

L’eau ainsi dépolluée et clarifiée peu alors retourner au milieu naturel.

Les boues activées :

Les microstations à boues activées ne se composent que de deux compartiments.

Le premier bassin reçoit les eaux brutes. Les matières qui y sont stockées sont aérées grâce à un surpresseur ou une turbine ce qui permet un plus grand développement bactérien à l’intérieur même de ces boues : c’est pour cela que l’on parle de « boues activées ».

Le deuxième bassin est un clarificateur qui permet, comme dans le cas de microstations à culture fixée, aux micro-particules restant encore dans l’eau de décanter et ainsi d’avoir l’eau la plus claire possible en sortie de microstation.

Un système de recirculation des boues permet d’aspirer les dépôts en fond de clarificateur pour les renvoyer dans le bioréacteur.

Les microstations « SBR » (traitement biologique séquentiel) :

Ces microstations sont composées d’un ou deux compartiments où les différentes phases de traitement sont gérées électroniquement.

Les différentes phases de fonctionnement sont les suivantes :

  • Phase d’alimentation en eaux usées
  • Phase d’aération grâce à un surpresseur : les bactéries présentent dans l’eau et les boues sont alors activées et dépolluent les eaux usées
  • Phase de décantation durant laquelle l’installation est au repos ce qui permet aux matières de retomber en fond de cuve et de se séparer des eaux traitées
  • Phase de rejet des eaux claires où les eaux traitées sont rejetées vers le milieu naturel.

Ces microstations sont un peu plus complexes à utiliser et à entretenir que leurs cousines à culture fixée ou à boue activée et nous recommandons, pour ces modèles, la prise d’un contrat de maintenance auprès d’une entreprise spécialisée afin de garantir un fonctionnement optimum et un entretien adapté.